” Edito „

L’Écologie est sortie du spectre médiatique. Elle est pourtant l’enjeu majeur pour les générations actuelles et surtout à venir.

C’est pourquoi mon engagement pour l’Environnement a été et reste total.

Tout en apparaissant très larges, les politiques à mener ramènent à quelques problématiques : Climat et Énergie, Santé et Environnement, Biodiversité, Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

C’est en réconciliant Économie et Écologie que nous y parviendrons. L’écologie peut en elle-même contribuer au développement économique. Si nous ne préservons pas l’Environnement, c’est à terme, et de plus en plus à court terme, l’Économie qui en pâtira.

Au cours du XIX° siècle et de la plus grande partie du XX°, le développement économique s’est fait contre l’écologie. A la fin du XX° siècle et au début du XXI°, on a commencé à faire de l’écologie, mais souvent contre l’économie.

Il nous faut faire maintenant de l’économie avec l’écologie et pourquoi pas pour l’écologie. Lutter contre la pauvreté, favoriser la croissance économique, préserver l’environnement doivent aujourd’hui être des objectifs communs.

Serge LEPELTIER

Le véhicule électrique, outil majeur de lutte contre le changement climatique

21 mai 2015

Lors d’un atelier-débat très intéressant de l’association « Equilibre des Energies », que je préside, les représentants de Renault et de Blue Solutions du groupe Bolloré ont montré combien le véhicule électrique est dans la phase d’un vrai développement.

Or, c’est un outil majeur de lutte contre le changement climatique.

Le transport reste aujourd’hui le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre (GES) dont plus de la moitié le sont par la voiture individuelle. Et c’est aussi le seul secteur où les émissions de GES continuent à augmenter.

Le véhicule électrique peut donc être une des vraies solutions, en ne combattant pas par principe la voiture qui, pour les Français, est un élément fort de la liberté individuelle. Il peut, de plus, faire se développer positivement le transport en commun et le transport de marchandises avec les navettes, les petits véhicules de transport et à terme les plus importants.

Et le constat aujourd’hui est positif.

Grâce à l’évolution de la batterie, l’autonomie se développe bien. Ainsi la Zoé de Renault a 170 kilomètres d’autonomie réelle alors même que 30 % des usagers ne dépassent jamais plus de 100 kilomètres par jour. Son rythme de vente a plus que doubler, quasiment tripler, au mois d’avril dernier.

Les bornes de recharge sont en pleine implantation dans l’ensemble du territoire. Plus standardisées, elles correspondent à tous les véhicules.

Et les systèmes de flexibilité de l’usage d’électricité permettront, parallèlement à l’accroissement des énergies renouvelables, une recharge à domicile, au lieu de travail, sur parking de supermarchés ou sur parking public au moment où le lien entre production et consommation d’électricité est le plus cohérent.

C’est pourquoi on voit progressivement évoluer l’état d’esprit de la population. Celle qui a fait le choix du véhicule électrique est en quasi totalité pleinement satisfaite. La 2ème voiture familiale, quand elle est électrique, est souvent la plus utilisée du fait du coût quasi nul des kilomètres parcourus. Certaines flottes de taxis se développent aujourd’hui avec des véhicules électriques.

De quoi penser que la croissance exponentielle des véhicules électriques va se poursuivre et ainsi contribuer aussi bien à la lutte contre le changement climatique qu’à l’amélioration de la qualité de l’air.

Serge Lepeltier

21/05/2015

Quel impact des Energies Renouvelables sur la gestion du système électrique ?

25 mars 2015

La loi de Transition Energétique a comme objectif une diminution de la consommation d’énergie, mais au-delà de la sobriété énergétique, la décarbonation est un objectif prioritaire pour lutter contre le changement climatique.

Et le développement des Energies Renouvelables est la condition même pour l’atteindre. En France aujourd’hui la production d’électricité est à 75% nucléaire, 15% renouvelable et 10% thermique fossile. Pour atteindre l’objectif de 50% de nucléaire et ne pas augmenter l’énergie fossile, le minimum des énergies renouvelables devra donc être de 40%.

Mais à partir d’un certain niveau de renouvelables, certains problèmes peuvent se poser.

La production d’électricité à partir de biomasse restera limitée même si elle ne pose pas de problème particulier d’intégration dans le système électrique. Les énergies marines joueront pour des raisons de coût un rôle assez modeste dans les prochaines années.

Les Energies Renouvelables principales en plus de l’hydraulique seront donc l’Eolien et le Photo-Voltaïque avec des caractéristiques communes.

Leur production est totalement dépendante de données météorologiques sur lesquelles le gestionnaire de réseau n’a pas de prise. Les variabilités sont très fortes. Plus de vent l’hiver que l’été. Le Photo-Voltaïque est produit surtout l’été et seulement la journée. Au delà des saisons, les aléas sont très forts selon le climat du jour. Ceci ne correspond pas le plus souvent aux besoins immédiats.

C’est pourquoi des solutions doivent être trouvées et les recherches et analyses concernées sont largement en cours:

Mutualisation de la production.

Interconnection internationale renforcée.

Gestion des moyens de production conventionnelle (Nucléaire, Thermique, Hydraulique) pour répondre aux aléas.

STEPs développés (Réserves d’eau réalimentées pour la production d’électricité et donc pour le stockage d’énergie).

Ecrètement des Energies Renouvelables qui à certains moments peuvent être trop productrices.

Systèmes de flexibilité à développer et à mettre en place chez les consommateurs.

De quoi travailler dans les années à venir avec un rythme de développement des Energies Renouvelables qui soit optimisé, ce qui pose bien évidemment la question du 2025…

Serge Lepeltier

25/03/2015

Eau et Climat, Eau et Energie, Question Majeure pour notre Avenir

14 février 2015

Le 3 février, l’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques) a organisé un important colloque à Paris dont je présidais le comité de pilotage.

Thème « Eau et Climat: Comment se parlent scientifiques et politiques pour agir ? »

Les échanges ont été très intéressants et ont montré combien il faut tout faire pour promouvoir un dialogue renforcé entre scientifiques et élus sur le sujet eau et changement climatique, eau et énergie. Il s’agit de porter la question de l’eau dans les discussions liées au climat; évidemment concernant l’adaptation au changement climatique mais aussi pour montrer la nécessité de renforcer son atténuation.

En tant qu’élu, en tant que responsable politique, est-on bien informé pour les décisions ? Les outils sont-ils connus ?

Ce n’est pas forcément simple. Les élus sont extrêmement sollicités par leur présence dans de nombreuses réunions en relation avec la population. Ils doivent, quand ce sont des élus à des postes responsables, prendre des décisions ou acter des choix au jour le jour.

C’est pourquoi, en connaissance, ils se concentrent sur 2 ou 3 domaines, pas plus. Il est ainsi quasi-impossible pour eux d’aller au fond des dossiers d’experts. Ce sont le plus souvent leurs collaborateurs qui fournissent les éléments en synthèse, synthèse souvent très forte.

Et la vraie difficulté, c’est que les collaborateurs n’ont pas toujours en temps voulu les outils d’information. Le temps est souvent très court entre l’information et la décision à prendre. Il arrive même que les décisions prises, les outils décidés au niveau national et devant être mis en application au niveau local ne sont pas transmis ! Cela a notamment été le cas du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique, vrai outil pour les décideurs, dont le Comité de Bassin de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne que je présidais n’a pas eu connaissance.

Il faut donc faire évoluer les outils et méthodes afin qu’ils soient plus adaptés aux besoins pour informer les décideurs. Prévoir des résumés bien sûr. Mais que ce soient de vrais synthèses explicatives sans être seulement le libellé de conclusions. Et qu’au delà de ce résumé, les liens soient faits dans la présentation avec les autres politiques concernées. Ainsi pour l’eau, les réglementations sont nombreuses (SDAGE, Plans Risques Inondations, Urbanisme, Déchets…).

Et je pense qu’au delà, les échanges entre décideurs et les techniciens membres des structures concernées  doivent être renforcés. Pour ma part toute ma connaissance sur les questions liées au changement climatique m’a été apportée par l’audition directe au parlement des plus grands experts et scientifiques dans ce domaine. J’ai tout appris en un temps assez court du fait de la qualité des personnes auditionnées. Et depuis tout s’est révélé exact !

Les regards croisés que nous avons eu à l’Académie de l’Eau dans un colloque franco-asiatique le 10 février n’ont fait que le confirmer. Echanges très instructifs avec l’Inde, le Japon, La Birmanie, le Vietnam…

De quoi nous motiver pour de vrais solutions aux problèmes liés à la qualité et à la quantité de l’eau, aux politiques énergétiques à mener pour limiter et à terme stopper les émissions de gaz à effet de serre.

Serge Lepeltier

14/02/2015

2015, Objectif Premier: Réduire l’Empreinte Carbone !

11 janvier 2015

En 2015, année de la Conférence des Parties sur le Changement Climatique à Paris (COP 21), nous devons tout faire pour réduire l’empreinte carbone !

La moindre émission de CO2 doit être prise en compte dans l’évolution des règlementations thermiques de l’habitat.

En effet aujourd’hui, comment peut-on quasiment interdire l’utilisation de l’électricité pour le chauffage dans les nouvelles constructiions alors que, comme je l’ai indiqué au 13h de France2 le 6 janvier, l’électricité est l’énergie la moins chère à la fois en investissement et en fonctionnement ? Et qu’elle est la moins émettrice de gaz à effet de serre comparée au fuel ou au gaz !

Permettons à chaque constructeur, à chaque investisseur, à chaque consommateur de faire son choix et tout ceci bien sûr en respectant notre lutte contre le changement climatique.

Liée à une baisse des coûts, cette évolution permettra une relance de la construction en particulier pour l’accession sociale à la propriété. En trois ans, la primo accession à la maison individuelle a diminué de 35000 par an, soit moins 40%.

De même, favoriser l’innovation est une priorité. Ainsi la mise en oeuvre de nouvelles technologies combinées avec un bâti performant permet des économies d’énergie, de CO2 et une réduction des coûts d’usage pour le consommateur.

Déterminé sur ces objectifs, je renouvelle mes meilleurs voeux pour cette année 2015, dont le début, ô combien tragique, marque chacun d’entre nous après le drame national vécu, mettant en question la notion même de République.

Serge Lepeltier

11/01/2015

Meilleurs Voeux

31 décembre 2014

Meilleurs voeux à toutes et à tous pour la nouvelle année.

Grâce à une politique énergétique innovante, que 2015 rapproche Ecologie et Economie !

Serge Lepeltier

Equilibre des Energies au coeur des enjeux d’aujourd’hui

11 décembre 2014

J’ai, depuis le 24 novembre, l’honneur de présider l’association professionnelle « Equilibre des Energies » qui est au coeur des enjeux d’aujourd’hui.

Elément de base de l’Economie, l’Energie est le fondement même de sa croissance tout en étant le véritable lien entre Economie et Ecologie. C’est sur l’Energie que tout repose si l’on veut d’une part assurer et peut-être encore plus renforcer le développement économique et d’autre part préserver l’environnement et éviter les perturbations très fortes dûes au changement climatique.

Le sujet est donc : énergies fossiles ou énergies non fossiles, carbonées ou décarbonées, tout en étant conscient que les énergies fossiles vont continuer à vivre pendant un temps certain.

C’est pourquoi l’évolution progressive du mix énergétique est un objectif majeur. Privilégier telle ou telle énergie en la rendant exclusive est dans cette évolution un mauvais choix. Comment connaître les futures évolutions technologiques, les futures évolutions de prix souvent non maîtrisables, les futures découvertes… pour telle ou telle énergie. La notion d’équilibre des énergies correspond donc parfaitement à la règle à défendre tout en ayant comme but premier la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Trois grandes priorités m’apparaissent donc clairement:

– Développer un mix énergétique pérenne en simplifiant les règlementations.

– Favoriser l’innovation pour réussir l’avenir.

– Développer des synergies et des projets de coopération au niveau local comme au niveau européen.

Formidable travail pour, grâce à une politique énergétique innovante, voir se rapprocher Ecologie et Economie au servie ce l’ensemble de la population.

 

Serge Lepeltier

11/12/2014

Agir pour la Ressource en Eau

27 octobre 2014

Comme je l’ai déjà beaucoup exprimé, l’Eau, c’est la Vie. Elle est le fondement même de l’existence de la planète et des espèces aussi bien végétales qu’animales et bien sûr humaines.

Or, aussi bien la qualité que la quantité de l’eau seront de plus en plus confrontées d’une part à l’accélération du changement climatique et d’autre part à l’affaiblissement de la biodiversité dont l’eau peut être à la fois la cause et l’effet. Et on se heurte de plus à l’évolution démographique mondiale qui reste très très forte aujourd’hui.

Pour répondre à ces enjeux qui ne font que s’amplifier, le système organisationnel est essentiel. Sa mise en place par bassin comme c’est le cas en France depuis la loi sur l’eau de 1964 est à l’évidence la plus performante.

Il doit de plus mettre en relation et en participation le secteur privé et le secteur public. L’innovation sera dans l’avenir déterminante et permettra de mieux répondre aux enjeux environnementaux.

C’est pourquoi le programme « Agir pour la Ressource en Eau », lancé par la société Lyonnaise des Eaux, qui fait un appel à projets pour soutenir des solutions concrètes et durables, et dont je co-préside avec Philippe Maillard le comité stratégique, permettra d’avancer en ce sens.

Ceci pourra concerner aussi bien les domaines de l’Agriculture, de l’Industrie que les domaines liés à la gestion de l’eau par les Collectivités Terriroriales.

Serge Lepeltier

27/10/14

L’Economie Positive, un vrai concept à promouvoir

2 octobre 2014

Le 3ème LHForum sur l’Economie Positive de Jacques Attali s’est déroulé au Havre du 24 au 26 septembre dernier.

Très grosse réussite avec environ 5500 participants et des intervenants du plus haut niveau venant de France bien sûr mais aussi d’un très grand nombre de pays du monde.

Comment définir l’Economie Positive ?

D’abord sur la notion de durée en considérant qu’une économie au service de l’intérêt général doit s’axer sur le long terme et ne pas privilégier le court terme comme beaucoup d’entreprises le font aujourd’hui en relation avec les milieux boursiers.

Autre élément majeur de l’Economie Positive: l’Altruisme qui s’oppose au pur égoïsme par un souci du bien d’autrui.

Et cet Altruisme peut fonctionner à 3 niveaux:

D’abord l’Altruisme entre les générations pour ne pas tout faire supporter aux générations futures et leur donner une perspective d’avenir.

Ensuite l’Altruisme entre les territoires pour promouvoir une solidarité qui au final les favorisera tous ensemble.

Enfin l’Altruisme entre les acteurs pour aller dans la promotion de vie de tous les êtres humains.

Ayant moi-même piloté au LHForum un atelier sur les collectivités positives, nous avons travaillé sur les actions à mener pour faire avancer l’Economie Positive dans les territoires. De quoi se dire que cela peut être un vrai concept à promouvoir dans les politiques locales.

Serge Lepeltier

02/10/14

Transition énergétique: Indispensable à la lutte contre le changement climatique

7 juillet 2014

La communication faite en conseil des ministres sur la future loi de programmation pour un nouveau modèle énergétique français apparaît pragmatique.

La future loi peut répondre aux objectifs de lutte contre le changement climatique. Ils sont clairement définis avec en particulier la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à celles de 1990.

Les évolutions envisagées dans le secteur des transports apparaissent toutefois insuffisantes eu égard aux émissions très élevées de gaz à effet de serre de ce secteur.

Les incitations et obligations envisagées dans le secteur du bâtiment (allègement fiscal, éco-prêt à taux zéro…) sont plus cohérentes et en fait indispensables pour relancer la construction et la rénovation en déperdition totale aujourd’hui. Et ceci avec l’objectif de diminution des gaz à effet de serre.

Mais le diable se situe dans les détails !

Et il conviendra d’être très vigilant sur le texte lui-même du projet de loi de programmation, sur les lois d’application et encore plus sur les applications règlementaires avec les normes qui en découlent.

Ainsi, suite au grenelle de l’environnement, le texte d’application de la règlementation thermique (RT 2012) méconnaît les objectifs sur la transition énergétique: priorité à la maîtrise  des émissions de gaz à effet de serre et soutien au développement des énergies renouvelables, notamment l’éolien et le photovoltaïque. Il aboutit à un déséquilibre en faveur des énergies plus émettrices de gaz à effet de serre et participant au déséquilibre de notre balance commerciale.

La vigilance sera donc indispensable pour renforcer le côté positif de cette transition énergétique et aboutir à une vraie lutte contre le changement climatique.

Serge Lepeltier

07/07/14

 

Eau et Climat: Un Enjeu Majeur

9 juin 2014

L’objectif des négociations internationales sur le Climat est d’aboutir, lors de la Conférence des Parties (Cop 21) à Paris fin 2015, à un nouvel accord global entre l’ensemble des pays du monde, pays développés, pays émergents, pays en développement.

Deux grands thèmes sont en permanence abordés. En premier la question de l’atténuation des gaz à effet de serre. En second la question de l’adaptation au changement climatique.

Et au sein de l’adaptation, le secteur de l’eau est le plus concerné. Or le lien entre Eau et Climat, enjeu majeur, est rarement mis en avant.

Toutefois de nombreux pays ont conscience des risques de sécheresse avec une accentuation des stress hydriques et des risques d’inondation.

Mais les conséquences du changement climatique sur la qualité de l’eau sont le plus souvent occultées. Alors qu’elles peuvent être gravissimes.

C’est pourquoi l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) a décidé d’organiser début 2015 une conférence sur les liens à renforcer entre les scientifiques de l’eau et les décideurs politiques sur cette question Eau-Climat.

J’en préside le Comité de Pilotage et l’Académie de l’Eau en tant que telle participe aux travaux de préparation du séminaire.

Serge Lepeltier

09/06/14