” Edito „

L’Écologie est sortie du spectre médiatique. Elle est pourtant l’enjeu majeur pour les générations actuelles et surtout à venir.

C’est pourquoi mon engagement pour l’Environnement a été et reste total.

Tout en apparaissant très larges, les politiques à mener ramènent à quelques problématiques : Climat et Énergie, Santé et Environnement, Biodiversité, Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

C’est en réconciliant Économie et Écologie que nous y parviendrons. L’écologie peut en elle-même contribuer au développement économique. Si nous ne préservons pas l’Environnement, c’est à terme, et de plus en plus à court terme, l’Économie qui en pâtira.

Au cours du XIX° siècle et de la plus grande partie du XX°, le développement économique s’est fait contre l’écologie. A la fin du XX° siècle et au début du XXI°, on a commencé à faire de l’écologie, mais souvent contre l’économie.

Il nous faut faire maintenant de l’économie avec l’écologie et pourquoi pas pour l’écologie. Lutter contre la pauvreté, favoriser la croissance économique, préserver l’environnement doivent aujourd’hui être des objectifs communs.

Serge LEPELTIER

Les effets du Réchauffement Climatique s’accentuent

En travaillant sur mon rapport parlementaire de 1999 concernant les outils économiques et fiscaux pour lutter contre le changement climatique, j’avais envisagé les conséquences du réchauffement qui apparaissaient les plus négatives.

Or elles ont toutes été dépassées depuis. Les rapports du Groupe d’Experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat (GIEC) présentent toujours une fourchette en mini et maxi de ce qui peut se produire. A la suite des 4 premiers rapports, c’est à chaque fois le haut de la fourchette qui a été atteint.

C’est pourquoi le 5° rapport dont le 2° volet publié fin mars 2013 sur les impacts du réchauffement et les vulnérabilités des sociétés apparaît particulièrement inquiétant.

Si on ne veut pas dépasser la hausse de 2°C par rapport à la période pré-industrielle, il ne faudrait pas consommer plus de 20% des réserves de pétrole actuelles et pas plus de 2 à 3% des réserves de charbon actuelles. Comment l’imaginer au vu de la faible transition énergétique ?

Les impacts du réchauffement arrivent donc beaucoup plus vite que cela avait été prévu. Dans la 2ème partie du XXI° siècle, les étés de forte chaleur vont se multiplier. Ils seront de 7 à 8°C supérieurs à la moyenne alors que l’été 2003 ne l’a été que (!) de 2 à 3°C.

Nous aurons selon les lieux un manque d’Eau ou trop d’Eau. Environ 50% de la population mondiale vivra avec un manque d’Eau dû à un stress hydrique. A l’opposé, de nombreuses villes concentreront des risques d’inondation.

Atténuer les émissions de gaz à effet de serre mais aussi s’adapter au changement climatique sont à l’évidence des politiques prioritaires pour aujourd’hui et pour demain.

Serge LEPELTIER

08/04/2014



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