” Edito „

L’Écologie est sortie du spectre médiatique. Elle est pourtant l’enjeu majeur pour les générations actuelles et surtout à venir.

C’est pourquoi mon engagement pour l’Environnement a été et reste total.

Tout en apparaissant très larges, les politiques à mener ramènent à quelques problématiques : Climat et Énergie, Santé et Environnement, Biodiversité, Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

C’est en réconciliant Économie et Écologie que nous y parviendrons. L’écologie peut en elle-même contribuer au développement économique. Si nous ne préservons pas l’Environnement, c’est à terme, et de plus en plus à court terme, l’Économie qui en pâtira.

Au cours du XIX° siècle et de la plus grande partie du XX°, le développement économique s’est fait contre l’écologie. A la fin du XX° siècle et au début du XXI°, on a commencé à faire de l’écologie, mais souvent contre l’économie.

Il nous faut faire maintenant de l’économie avec l’écologie et pourquoi pas pour l’écologie. Lutter contre la pauvreté, favoriser la croissance économique, préserver l’environnement doivent aujourd’hui être des objectifs communs.

Serge LEPELTIER

Quel impact des Energies Renouvelables sur la gestion du système électrique ?

La loi de Transition Energétique a comme objectif une diminution de la consommation d’énergie, mais au-delà de la sobriété énergétique, la décarbonation est un objectif prioritaire pour lutter contre le changement climatique.

Et le développement des Energies Renouvelables est la condition même pour l’atteindre. En France aujourd’hui la production d’électricité est à 75% nucléaire, 15% renouvelable et 10% thermique fossile. Pour atteindre l’objectif de 50% de nucléaire et ne pas augmenter l’énergie fossile, le minimum des énergies renouvelables devra donc être de 40%.

Mais à partir d’un certain niveau de renouvelables, certains problèmes peuvent se poser.

La production d’électricité à partir de biomasse restera limitée même si elle ne pose pas de problème particulier d’intégration dans le système électrique. Les énergies marines joueront pour des raisons de coût un rôle assez modeste dans les prochaines années.

Les Energies Renouvelables principales en plus de l’hydraulique seront donc l’Eolien et le Photo-Voltaïque avec des caractéristiques communes.

Leur production est totalement dépendante de données météorologiques sur lesquelles le gestionnaire de réseau n’a pas de prise. Les variabilités sont très fortes. Plus de vent l’hiver que l’été. Le Photo-Voltaïque est produit surtout l’été et seulement la journée. Au delà des saisons, les aléas sont très forts selon le climat du jour. Ceci ne correspond pas le plus souvent aux besoins immédiats.

C’est pourquoi des solutions doivent être trouvées et les recherches et analyses concernées sont largement en cours:

Mutualisation de la production.

Interconnection internationale renforcée.

Gestion des moyens de production conventionnelle (Nucléaire, Thermique, Hydraulique) pour répondre aux aléas.

STEPs développés (Réserves d’eau réalimentées pour la production d’électricité et donc pour le stockage d’énergie).

Ecrètement des Energies Renouvelables qui à certains moments peuvent être trop productrices.

Systèmes de flexibilité à développer et à mettre en place chez les consommateurs.

De quoi travailler dans les années à venir avec un rythme de développement des Energies Renouvelables qui soit optimisé, ce qui pose bien évidemment la question du 2025…

Serge Lepeltier

25/03/2015

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