” Edito „

L’Écologie est sortie du spectre médiatique. Elle est pourtant l’enjeu majeur pour les générations actuelles et surtout à venir.

C’est pourquoi mon engagement pour l’Environnement a été et reste total.

Tout en apparaissant très larges, les politiques à mener ramènent à quelques problématiques : Climat et Énergie, Santé et Environnement, Biodiversité, Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

C’est en réconciliant Économie et Écologie que nous y parviendrons. L’écologie peut en elle-même contribuer au développement économique. Si nous ne préservons pas l’Environnement, c’est à terme, et de plus en plus à court terme, l’Économie qui en pâtira.

Au cours du XIX° siècle et de la plus grande partie du XX°, le développement économique s’est fait contre l’écologie. A la fin du XX° siècle et au début du XXI°, on a commencé à faire de l’écologie, mais souvent contre l’économie.

Il nous faut faire maintenant de l’économie avec l’écologie et pourquoi pas pour l’écologie. Lutter contre la pauvreté, favoriser la croissance économique, préserver l’environnement doivent aujourd’hui être des objectifs communs.

Serge LEPELTIER

Le véhicule électrique, outil majeur de lutte contre le changement climatique

Lors d’un atelier-débat très intéressant de l’association « Equilibre des Energies », que je préside, les représentants de Renault et de Blue Solutions du groupe Bolloré ont montré combien le véhicule électrique est dans la phase d’un vrai développement.

Or, c’est un outil majeur de lutte contre le changement climatique.

Le transport reste aujourd’hui le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre (GES) dont plus de la moitié le sont par la voiture individuelle. Et c’est aussi le seul secteur où les émissions de GES continuent à augmenter.

Le véhicule électrique peut donc être une des vraies solutions, en ne combattant pas par principe la voiture qui, pour les Français, est un élément fort de la liberté individuelle. Il peut, de plus, faire se développer positivement le transport en commun et le transport de marchandises avec les navettes, les petits véhicules de transport et à terme les plus importants.

Et le constat aujourd’hui est positif.

Grâce à l’évolution de la batterie, l’autonomie se développe bien. Ainsi la Zoé de Renault a 170 kilomètres d’autonomie réelle alors même que 30 % des usagers ne dépassent jamais plus de 100 kilomètres par jour. Son rythme de vente a plus que doubler, quasiment tripler, au mois d’avril dernier.

Les bornes de recharge sont en pleine implantation dans l’ensemble du territoire. Plus standardisées, elles correspondent à tous les véhicules.

Et les systèmes de flexibilité de l’usage d’électricité permettront, parallèlement à l’accroissement des énergies renouvelables, une recharge à domicile, au lieu de travail, sur parking de supermarchés ou sur parking public au moment où le lien entre production et consommation d’électricité est le plus cohérent.

C’est pourquoi on voit progressivement évoluer l’état d’esprit de la population. Celle qui a fait le choix du véhicule électrique est en quasi totalité pleinement satisfaite. La 2ème voiture familiale, quand elle est électrique, est souvent la plus utilisée du fait du coût quasi nul des kilomètres parcourus. Certaines flottes de taxis se développent aujourd’hui avec des véhicules électriques.

De quoi penser que la croissance exponentielle des véhicules électriques va se poursuivre et ainsi contribuer aussi bien à la lutte contre le changement climatique qu’à l’amélioration de la qualité de l’air.

Serge Lepeltier

21/05/2015

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