” Edito „

Depuis toujours, la Région Centre est le cœur de mon action politique. J’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai travaillé.

 

Elu Conseiller Régional en 1992 et ayant participé à la majorité conduite par Maurice Dousset (Président) et Paul Masson (1° Vice-Président), notre Région est une part de moi-même. Je l’aime avec passion. Je veux lui consacrer tous mes efforts et toute mon expérience.

 

Je la connais bien. Les élus des collectivités territoriales, les industriels, les agriculteurs, les représentants des organisations environnementales m’ont confié la Présidence du Comité de Bassin de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, ce qui me permet de bien mesurer tous les enjeux auxquels nous avons à répondre.

 

Nous devons affirmer une vraie politique régionale. Elle fait aujourd’hui totalement défaut. On ne sait pas où va la Région. En liens étroits avec les départements et l’ensemble des collectivités locales, nous devons faire de notre Région une référence d’équilibre et de lien entre Développement Economique, Qualité de la Vie et Respect de l’Environnement.

 

-       Développement économique avec une ambition plus forte en matière d’infrastructures et de formation. Pour contrer les effets de la crise financière et de la mondialisation débridée, la région doit avoir un rôle dans la régulation du marché et la prise en compte des territoires.

 

-       Qualité de la Vie et Respect de l’Environnement en donnant à notre Région une vraie ambition dans le domaine de l’Ecologie.

 

La ligne TGV Paris-Clermont-Ferrand qui irriguera notre Région du Nord au Sud doit être âprement défendue comme le fondement même de ce lien entre Développement Economique et Environnement.

 

Serge LEPELTIER

 

Une nouvelle taxe carbone en 2010.

Instaurer en France une contribution climat énergie, appelée communément taxe carbone est sans aucun doute une réforme historique et très délicate à mettre en œuvre. 

La preuve en est qu’après des mois de débats intenses au sein du Gouvernement et au Parlement, la mesure qui devait entrer en vigueur au 01er janvier, a été censurée par le Conseil Constitutionnel. 

Ce dernier ne s’est pas prononcé sur l’opportunité de la taxe carbone en elle-même, mais il a rappelé qu’elle n’était pas conforme à la Constitution. 

En effet, trop d’exonérations ont été introduites suite au débat parlementaire, rendant de fait l’instrument moins efficace que la proposition initiale de Michel ROCARD. 

Les ‘’Sages’’ du Conseil Constitutionnel offrent donc l’occasion de revoir la copie en introduisant plus d’équité dans la politique de lutte contre le réchauffement climatique. 

La loi, présentée le 20 janvier prochain et appliquée le 01er juillet 2010, devra donc se rapprocher de façon plus significative du rapport ROCARD, pour limiter les exonérations et réintroduire la notion de progressivité de la taxe. 

De même, pour limiter les conséquences économiques à court et moyen terme, il faudra prévoir de façon transitoire des compensations financières attribuées de façon globale aux entreprises. 

La censure initiale est donc une occasion de faire mieux. 

Il faut aussi mieux l’expliquer, mieux l’accompagner pour qu’elle soit mieux comprise et mieux acceptée. 

Y renoncer serait un drame pour l’avenir. 

Notre pays possède un double avantage. Il commence à relever le défi écologique et il a la chance d’avoir une conscience écologique très forte. 

Profitons-en !

 Serge LEPELTIER

13-01-2010

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