Depuis l’avènement des modes de transport modernes au siècle dernier, la société considère la facilité des déplacements comme une nécessité de notre mode de vie contemporain.
La mobilité conditionne aussi bien nos choix de lieux de vie et d’activité professionnelle que nos destinations de voyage et de loisir.
C’est pourquoi l’amélioration de l’accessibilité d’un territoire et ses relations avec les autres territoires contribuent à son attractivité et participe à son dynamisme et à sa croissance.
Aujourd’hui, la prise de conscience collective de la nécessité d’un développement durable impose de repenser l’accessibilité et les déplacements en privilégiant le mode ferroviaire, moins générateur de gaz à effet de serre que l’avion ou la voiture.
Dans ce contexte, la loi de programmation du Grenelle de l’Environnement a identifié les projets de lignes à grande vitesse à développer, parmi lesquels s’inscrit la LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon.
L’Auvergne et le Centre (sauf Tours) ne sont pas raccordés au réseau à grande vitesse, même si depuis plusieurs années les contrats de projets Etat-Région (CPER) témoignent d’une volonté de rendre plus performantes les infrastructures ferroviaires existantes.
Cette nouvelle ligne à grande vitesse offrira un deuxième itinéraire entre Paris et Lyon, constituant ainsi une alternative pertinente à l’actuelle ligne dont les besoins croissants sont, à terme, susceptibles de dépasser les capacités d’écoulement du trafic (39 millions de voyageurs sur Paris-Lyon aujourd’hui et 65 millions prévus d’ici 2025).
Un autre avantage est d’intégrer Orléans au réseau Grande Vitesse et surtout de mettre la Ville de Bourges à une heure de Paris et la Ville de Clermont-Ferrand à moins de deux heures de Paris et à une heure de Lyon.
L’accès à la grande vitesse ferroviaire constitue un des leviers potentiels pour améliorer l’attractivité de nos territoires et accroître nos échanges avec les espaces les plus dynamiques.
Le cadrage général, lors du lancement des études de cette ligne nouvelle, a été l’occasion pour Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de mentionner clairement plusieurs objectifs :
- relier Orléans au réseau à grande vitesse,
- assurer, à terme, un temps de parcours inférieur à deux heures entre Paris et Clermont-Ferrand,
- et, enfin, améliorer la desserte de Bourges.
En desservant la Ville de Bourges, cette nouvelle ligne constituera un formidable levier pour le département du Cher en termes d’aménagement et de développement de son territoire : plus grande proximité avec Paris et l’Ile de France, image et rayonnement, attractivités économique et touristique.
Lors de la réunion réunissant l’ensemble des acteurs concernés à Châteauroux le samedi 3 juillet, la volonté de tous de faire en sorte que le grand Débat Public ait lieu en 2011 avant les élections présidentielles a été unanime.
Ainsi la perspective d’une ouverture de la ligne en 2020, considérée souvent comme utopique, apparait de plus en plus crédible.
Merci à tous ceux qui se mobilisent pour ce dossier majeur pour notre avenir.
Serge LEPELTIER
05-07-2010
Mots-clefs : ligne à grande vitesse, serge lepeltier, TGV



