” Edito „

L’Écologie est sortie du spectre médiatique. Elle est pourtant l’enjeu majeur pour les générations actuelles et surtout à venir.

C’est pourquoi mon engagement pour l’Environnement a été et reste total.

Tout en apparaissant très larges, les politiques à mener ramènent à quelques problématiques : Climat et Énergie, Santé et Environnement, Biodiversité, Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

C’est en réconciliant Économie et Écologie que nous y parviendrons. L’écologie peut en elle-même contribuer au développement économique. Si nous ne préservons pas l’Environnement, c’est à terme, et de plus en plus à court terme, l’Économie qui en pâtira.

Au cours du XIX° siècle et de la plus grande partie du XX°, le développement économique s’est fait contre l’écologie. A la fin du XX° siècle et au début du XXI°, on a commencé à faire de l’écologie, mais souvent contre l’économie.

Il nous faut faire maintenant de l’économie avec l’écologie et pourquoi pas pour l’écologie. Lutter contre la pauvreté, favoriser la croissance économique, préserver l’environnement doivent aujourd’hui être des objectifs communs.

Serge LEPELTIER

Climat, l’appréciation du risque doit-elle être laissée aux politiques ?

Samedi dernier, j’étais invité à un débat sur le climat, à Lyon, organisé par Libération sur le thème ‘’Climat, l’appréciation du risque doit-elle être laissée aux politiques ?’’ avec Stéphane HALLEGATTE, ingénieur à Météo France et économiste au CIRED (Centre Internationale de Recherche sur l’Environnement et le Développement).

Ce fut un débat passionnant.
 

Il ressort essentiellement que les politiques doivent apprécier le risque, mais que les prises de décision doivent se baser sur des résultats scientifiques les plus récents.
 

Pour cela, ils doivent faire appel à l’expertise et aux experts.
 

L’expertise concourt à la recherche des faits techniques ou scientifiques, dans des affaires où le décideur se confronte à des questions hors de sa portée.
 

Le recours à l’expertise amène donc sans conteste une ou des solutions permettant de faire les bons choix. Et apprécier plus facilement le risque.
 

Mais cela implique également de savoir intégrer le savoir scientifique sans que les experts ne remplacent les politiques, seuls à avoir la légitimité citoyenne pour arbitrer entre différents risques et incertitudes en relation avec la population.
 

Il en est ainsi du changement climatique qui est véritablement la question à la frontière entre la science et le politique.
 

Les politiques doivent comprendre et apprécier le risque climatique pour juger des politiques possibles.
 

Ce changement climatique va-t-il être pris en compte suffisamment tôt pour que les mesures soient réellement efficaces ? C’est à cette question que nous devons répondre.
 

Les faits sont constatés : hausse de température de 1 °C au XXe siècle et à coup sûr, d’au moins 2 °C voire jusqu’à 5 °C ou 6 °C au XXIe.
 

L’écosystème a des difficultés d’adaptation tout à fait considérables. Les inondations, tempêtes, ouragans, cyclones se multiplient. A court et moyen terme, le niveau des mers augmentera de 50 centimètres, les risques de submersion des deltas, des lagunes et des marais sont évidents. A plus long terme, si rien n’est fait, le niveau des mers augmentera de 3 à 4 mètres.
 

Dans certaines régions de montagne, la durée d’enneigement baissera de près d’un tiers, remettant en cause l’équilibre économique des stations de sports d’hiver. D’un tiers à la moitié des glaciers disparaîtront.
 

A partir de ces constats, il est indéniable que les politiques doivent apprécier le risque et prendre des décisions à la hauteur des enjeux environnementaux.
 

Le gaz carbonique, principal gaz à effet de serre, met plus de cent ans à se concentrer dans l’atmosphère. Les décisions prises demain le seront donc pour les siècles futurs. Ce doit être l’honneur du politique de dépasser, face à de tels enjeux, le simple court terme pour une vision à moyen et long terme.
 

Serge LEPELTIER

28-09-2010

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