” Edito „

L’Écologie est sortie du spectre médiatique. Elle est pourtant l’enjeu majeur pour les générations actuelles et surtout à venir.

C’est pourquoi mon engagement pour l’Environnement a été et reste total.

Tout en apparaissant très larges, les politiques à mener ramènent à quelques problématiques : Climat et Énergie, Santé et Environnement, Biodiversité, Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

C’est en réconciliant Économie et Écologie que nous y parviendrons. L’écologie peut en elle-même contribuer au développement économique. Si nous ne préservons pas l’Environnement, c’est à terme, et de plus en plus à court terme, l’Économie qui en pâtira.

Au cours du XIX° siècle et de la plus grande partie du XX°, le développement économique s’est fait contre l’écologie. A la fin du XX° siècle et au début du XXI°, on a commencé à faire de l’écologie, mais souvent contre l’économie.

Il nous faut faire maintenant de l’économie avec l’écologie et pourquoi pas pour l’écologie. Lutter contre la pauvreté, favoriser la croissance économique, préserver l’environnement doivent aujourd’hui être des objectifs communs.

Serge LEPELTIER

La Conférence de Cancún sur le climat.

La 16e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP16) et la 6ème réunion des Parties au Protocole de Kyoto (MOP6) s’est tenue à Cancún (Mexique) du lundi 29 novembre au vendredi 10 décembre 2010.

Elles ont rassemblé 192 états, un an après la conférence de Copenhague qui n’était pas parvenue à une décision des Nations Unies sur le régime de lutte contre le changement climatique après 2012.
 

Les pays rassemblés à Cancun ont adopté un texte déclinant une série de mécanismes pour lutter contre le changement climatique. On y retrouve notamment l’élaboration de plans nationaux pour lutter contre le changement climatique et la création d’un Fonds vert pour aider les pays en développement.
 

Cet accord débloque en partie une situation qui n’avait guère évolué depuis Copenhague.
 

Une des principales avancées prévues par l’accord de Cancun est donc la création d’un Fonds vert qui permettra aux pays en développement de s’adapter au changement climatique. Il distribuera une partie de l’argent promis par les pays développés, à savoir 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.
 

En contrepartie de ces avancées, les pays présents à Cancun se sont résolus à maintenir le statu quo sur le protocole de Kyoto, seul texte juridiquement contraignant sur le climat existant à ce jour.
 

Selon les termes de l’accord, les signataires s’accordent pour repousser à 2011 les négociations sur l’avenir du protocole, sans prendre d’engagement de le prolonger au-delà de son terme.
 

Sa première phase d’engagements expire en 2012. De nombreux pays ont prévenu qu’ils ne prolongeraient pas le protocole, exigeant un nouveau traité incluant les autres pays émetteurs de gaz à effet de serre, à commencer par les Etats-Unis, la Chine et l’Inde.
 

Cependant, et cela constitue une autre véritable avancée, la Chine et l’Inde, qui se situent dans le tiers supérieur des pays les plus producteurs de gaz à effet de serre, sont contraints de les réduire. Et même si les modalités de cette réduction sont loin d’être établies, au moins tout le monde est d’accord sur ce point.
 

Par contre, l’agriculture est une grande absente du texte de Cancun. Elle représente pourtant  13% des émissions de gaz à effet de serre. Des centaines de millions de personnes dépendent des agricultures paysannes affectées par les effets du changement climatique. Elle est de plus un facteur clé du développement et de la lutte contre la pauvreté.
 

Les résultats de Cancun peuvent donc paraitre mitigés mais ils ont le mérite d’effacer ceux de Copenhague et prévoient un avenir nettement plus prometteur pour la 17ème conférence de Durban en Afrique du Sud fin 2011.
 

Serge LEPELTIER

13-12-2010

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