” Edito „

L’Écologie est sortie du spectre médiatique. Elle est pourtant l’enjeu majeur pour les générations actuelles et surtout à venir.

C’est pourquoi mon engagement pour l’Environnement a été et reste total.

Tout en apparaissant très larges, les politiques à mener ramènent à quelques problématiques : Climat et Énergie, Santé et Environnement, Biodiversité, Accès à l’eau potable et à l’assainissement.

C’est en réconciliant Économie et Écologie que nous y parviendrons. L’écologie peut en elle-même contribuer au développement économique. Si nous ne préservons pas l’Environnement, c’est à terme, et de plus en plus à court terme, l’Économie qui en pâtira.

Au cours du XIX° siècle et de la plus grande partie du XX°, le développement économique s’est fait contre l’écologie. A la fin du XX° siècle et au début du XXI°, on a commencé à faire de l’écologie, mais souvent contre l’économie.

Il nous faut faire maintenant de l’économie avec l’écologie et pourquoi pas pour l’écologie. Lutter contre la pauvreté, favoriser la croissance économique, préserver l’environnement doivent aujourd’hui être des objectifs communs.

Serge LEPELTIER

Conférence de Durban sur les changements climatiques : économie et climat intimement liés.

La Conférence de Durban sur les changements climatiques, qui se tient du 28 novembre au 9 décembre 2011, est la 17e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP-17) et la 7e Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP-7).

 

Aujourd’hui, même si le changement climatique est sorti du spectre médiatique occupé par la crise économique et financière, il n’en demeure pas moins vrai que stratégie économique et stratégie climatique sont indissociablement liées pour l’avenir.
 

L’un n’ira pas sans l’autre, en positif ou en négatif.
 

En décembre 2010, lors de la conférence de Cancun, l’ambition affichée était de limiter à 2°C la hausse des températures. Or, les études les plus récentes menées par les experts du GIEC montrent que cette hausse pourrait atteindre 5 à 6°C.
 

Nous en connaissons les conséquences particulièrement désastreuses : inondations, sécheresse, déclin des récoltes, migration de millions de personnes…
 

Les pays en développement seront bien sûr les plus touchés. Mais les pays développés le seront également car le coût des dommages dus aux phénomènes climatiques pourrait atteindre à lui seul 1% du PIB mondial par an d’ici le milieu du siècle.
 

Ainsi, les marchés financiers mondiaux pourraient être largement touchés au travers de coûts d’assurances plus élevés et plus volatils.
 

Au final, le coût de l’inaction sera tel que la réduction de la consommation par habitant, et donc du PIB, pourrait aller jusqu’à 20%.
 

Les études actuelles démontrent qu’investir 1% du PIB contribuerait à limiter très fortement les effets du changement climatique.

 

Si lutter contre le changement climatique est évidemment un objectif écologique, c’est donc aussi fortement un objectif économique.
 

C’est la raison pour laquelle les négociations internationales de Durban sont déterminantes pour l’avenir.
 

Les positions des Etats, des groupes d’Etats, sont très diverses. Mais la France, très impliquée, travaille à rapprocher les points de vue. L’objectif est de faire le plus possible et de le faire ensemble.
 

Il ne faut pas négliger le risque d’échec et il faut donc faire en sorte que Durban soit un pas important dans la bonne direction grâce à une mise en application opérationnelle des accords de Cancun et une seconde période du Protocole de Kyoto qui s’inscrirait dans un accord plus large que les seuls pays développés et comprenant à terme l’ensemble des pays du monde.
 

En faisant œuvre de pédagogie et d’exemplarité grâce au Grenelle de l’Environnement, la France ne lâchera pas la pression, en phase avec l’Europe, pour qu’au bout du compte ce soit l’ensemble des pays du monde qui soit responsable dans une démarche commune.
 

Serge LEPELTIER

01-12-11

Mots-clefs : , ,



Laisser une réponse