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Durban: un accord indispensable pour l’avenir.

mardi 13 décembre 2011

Après un travail de 2 semaines particulièrement intensif, les négociations de Durban ont abouti à un accord.

 

Beaucoup diront qu’il est insuffisant. On peut le comprendre mais un accord entre plus de 190 pays est toujours un compromis qui ne peut pas être l’idéal souhaité par chacun des participants. Et le choix final doit se faire entre un compromis acceptable par tous ou l’échec qui pourrait remettre en cause tout le processus.
 

Lutter contre le changement climatique est aujourd’hui plus qu’urgent. Et l’accord de Durban poussera l’ensemble des pays du monde à amplifier leur action, ce qui est l’objectif final.
 

Cet accord est clairement lié aux propositions faites par l’Union Européenne et la dynamique qu’elle a insufflée, à laquelle ont largement participé la France et notre ministre, Nathalie Kosziusko-Morizet. Ceci a permis de conduire l’ensemble des pays émetteurs à faire évoluer leur position.
 

Au delà de la 2ème période d’engagement du protocole de Kyoto qui a été décidée, ce qui était essentiel pour nous, le processus de négociation vers un accord global en 2015, comprenant l’ensemble des pays du monde est lancé. C’est un tournant essentiel pour l’avenir.

 Comme je l’ai toujours pensé, l’ambition, et les actions qui en découlent, de la France, de l’Europe et de ses 500 millions d’habitants contre le changement climatique, entraine le Monde vers ce qui est indispensable pour préserver la planète, notre maison commune.
 

Serge LEPELTIER

13-12-2011

Conférence de Durban sur les changements climatiques : économie et climat intimement liés.

jeudi 1 décembre 2011

La Conférence de Durban sur les changements climatiques, qui se tient du 28 novembre au 9 décembre 2011, est la 17e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP-17) et la 7e Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP-7).

 

Aujourd’hui, même si le changement climatique est sorti du spectre médiatique occupé par la crise économique et financière, il n’en demeure pas moins vrai que stratégie économique et stratégie climatique sont indissociablement liées pour l’avenir.
 

L’un n’ira pas sans l’autre, en positif ou en négatif.
 

En décembre 2010, lors de la conférence de Cancun, l’ambition affichée était de limiter à 2°C la hausse des températures. Or, les études les plus récentes menées par les experts du GIEC montrent que cette hausse pourrait atteindre 5 à 6°C.
 

Nous en connaissons les conséquences particulièrement désastreuses : inondations, sécheresse, déclin des récoltes, migration de millions de personnes…
 

Les pays en développement seront bien sûr les plus touchés. Mais les pays développés le seront également car le coût des dommages dus aux phénomènes climatiques pourrait atteindre à lui seul 1% du PIB mondial par an d’ici le milieu du siècle.
 

Ainsi, les marchés financiers mondiaux pourraient être largement touchés au travers de coûts d’assurances plus élevés et plus volatils.
 

Au final, le coût de l’inaction sera tel que la réduction de la consommation par habitant, et donc du PIB, pourrait aller jusqu’à 20%.
 

Les études actuelles démontrent qu’investir 1% du PIB contribuerait à limiter très fortement les effets du changement climatique.

 

Si lutter contre le changement climatique est évidemment un objectif écologique, c’est donc aussi fortement un objectif économique.
 

C’est la raison pour laquelle les négociations internationales de Durban sont déterminantes pour l’avenir.
 

Les positions des Etats, des groupes d’Etats, sont très diverses. Mais la France, très impliquée, travaille à rapprocher les points de vue. L’objectif est de faire le plus possible et de le faire ensemble.
 

Il ne faut pas négliger le risque d’échec et il faut donc faire en sorte que Durban soit un pas important dans la bonne direction grâce à une mise en application opérationnelle des accords de Cancun et une seconde période du Protocole de Kyoto qui s’inscrirait dans un accord plus large que les seuls pays développés et comprenant à terme l’ensemble des pays du monde.
 

En faisant œuvre de pédagogie et d’exemplarité grâce au Grenelle de l’Environnement, la France ne lâchera pas la pression, en phase avec l’Europe, pour qu’au bout du compte ce soit l’ensemble des pays du monde qui soit responsable dans une démarche commune.
 

Serge LEPELTIER

01-12-11