Les Universités d’été du Parti Radical à Lyon ont été un grand succès. Toutes les familles politiques, tous les leaders du Centre étaient présents autour de Jean-Louis Borloo.
C’est vrai que nous sommes, aujourd’hui, à un tournant dans la structure politique de ce qu’est la Majorité Présidentielle.
Pourquoi ?
La création de l’UMP a de fait abouti à resserrer, à refermer sur elle-même la droite, en empêchant sa diversité et donc ses liens, sa représentation de l’ensemble de la Société Française.
C’est la notion même de rassemblement qui est en cause. Le résultat est là. Nous faisons un bon 1° tour et le rassemblement des électeurs ne se fait pas au 2° tour. La majorité est basée sur un seul pied. Il lui manque le second pour tenir l’équilibre.
Le risque est grand. Un parti politique qui perd de vue l’objectif de représenter l’ensemble du corps social se condamne à une forme de marginalisation.
Et le Parti Radical dans tout cela ? Avec deux questions :
La question structurelle : Quel rôle pouvons-nous jouer dans une nouvelle structuration de la Majorité Présidentielle.
La question de fond : Pour quoi faire ? Pour quoi proposer ?
Sur la question structurelle, notre rôle peut évidemment être très grand. Compte tenu de notre Histoire, nous pouvons largement contribuer à la création d’un 2° pôle de la Majorité Présidentielle.
Sur la question de fond, il y a des moments de vérité. Et l’heure de vérité arrive. La Présidentielle sera ce moment.
Il faudra, il faut que nous soyons honnêtes avec nous-mêmes. Il n’y a pas de parti qui puisse vivre dans le faux-semblant. Nous devons faire l’examen serein, transparent, de ce que nous sommes et de ce que nous souhaitons.
Est-ce que nous sommes à l’aise ? Est-ce que nous nous sentons bien dans la structure actuelle ? Si oui, pas de problème, on continue.
Est-ce qu’on éprouve des sentiments plus ou moins diffus, de mal vivre ? De mal être ?
Il ne s’agit pas pour moi d’états d’âme. Car c’est le plus important : Est-ce qu’on est sûr que dans ce qui est fait, il n’y a pas de heurt fondamental avec l’Ethique Radicale ? Si on accepte l’idée qu’il y a des contradictions fortes avec la nature, la notion même du Radicalisme et que l’on continue dans la même structure, cela veut dire que l’on signe la fin du Radicalisme.
Je ne suis pas en train de trancher. Mais nous devons nous donner les moyens d’être honnêtes avec nous-mêmes.
Il ne s’agit pas d’être angélique. Il ne faut pas ignorer la tactique.
Mais attention, l’essentiel est en jeu. Mon sentiment est que, pour les Radicaux, l’été 2010 n’a pas été le meilleur été.
L’année qui vient doit nous faire répondre à ces questions. Et nos débats de samedi matin dans les trois ateliers de travail (Pour une Nouvelle Société : Plus Ecologique, Plus Sociale, Plus Républicaine) et les contributions de samedi après-midi de tous les leaders du Centre doivent nous permettre de construire un chemin. Les diverses interventions sont constitutives de notre réflexion.
Dans notre Majorité Présidentielle, si il y a un lieu où les différences, les diversités peuvent s’exprimer, c’est bien au Parti radical.
Merci à Jean-Louis Borloo, notre Président, d’avoir permis cette très grande journée pour l’ensemble des forces du Centre.
Serge Lepeltier
05.09.2010



