Archive pour le mot-clef ‘serge lepeltier’

Le véhicule électrique, outil majeur de lutte contre le changement climatique

jeudi 21 mai 2015

Lors d’un atelier-débat très intéressant de l’association « Equilibre des Energies », que je préside, les représentants de Renault et de Blue Solutions du groupe Bolloré ont montré combien le véhicule électrique est dans la phase d’un vrai développement.

Or, c’est un outil majeur de lutte contre le changement climatique.

Le transport reste aujourd’hui le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre (GES) dont plus de la moitié le sont par la voiture individuelle. Et c’est aussi le seul secteur où les émissions de GES continuent à augmenter.

Le véhicule électrique peut donc être une des vraies solutions, en ne combattant pas par principe la voiture qui, pour les Français, est un élément fort de la liberté individuelle. Il peut, de plus, faire se développer positivement le transport en commun et le transport de marchandises avec les navettes, les petits véhicules de transport et à terme les plus importants.

Et le constat aujourd’hui est positif.

Grâce à l’évolution de la batterie, l’autonomie se développe bien. Ainsi la Zoé de Renault a 170 kilomètres d’autonomie réelle alors même que 30 % des usagers ne dépassent jamais plus de 100 kilomètres par jour. Son rythme de vente a plus que doubler, quasiment tripler, au mois d’avril dernier.

Les bornes de recharge sont en pleine implantation dans l’ensemble du territoire. Plus standardisées, elles correspondent à tous les véhicules.

Et les systèmes de flexibilité de l’usage d’électricité permettront, parallèlement à l’accroissement des énergies renouvelables, une recharge à domicile, au lieu de travail, sur parking de supermarchés ou sur parking public au moment où le lien entre production et consommation d’électricité est le plus cohérent.

C’est pourquoi on voit progressivement évoluer l’état d’esprit de la population. Celle qui a fait le choix du véhicule électrique est en quasi totalité pleinement satisfaite. La 2ème voiture familiale, quand elle est électrique, est souvent la plus utilisée du fait du coût quasi nul des kilomètres parcourus. Certaines flottes de taxis se développent aujourd’hui avec des véhicules électriques.

De quoi penser que la croissance exponentielle des véhicules électriques va se poursuivre et ainsi contribuer aussi bien à la lutte contre le changement climatique qu’à l’amélioration de la qualité de l’air.

Serge Lepeltier

21/05/2015

Quel impact des Energies Renouvelables sur la gestion du système électrique ?

mercredi 25 mars 2015

La loi de Transition Energétique a comme objectif une diminution de la consommation d’énergie, mais au-delà de la sobriété énergétique, la décarbonation est un objectif prioritaire pour lutter contre le changement climatique.

Et le développement des Energies Renouvelables est la condition même pour l’atteindre. En France aujourd’hui la production d’électricité est à 75% nucléaire, 15% renouvelable et 10% thermique fossile. Pour atteindre l’objectif de 50% de nucléaire et ne pas augmenter l’énergie fossile, le minimum des énergies renouvelables devra donc être de 40%.

Mais à partir d’un certain niveau de renouvelables, certains problèmes peuvent se poser.

La production d’électricité à partir de biomasse restera limitée même si elle ne pose pas de problème particulier d’intégration dans le système électrique. Les énergies marines joueront pour des raisons de coût un rôle assez modeste dans les prochaines années.

Les Energies Renouvelables principales en plus de l’hydraulique seront donc l’Eolien et le Photo-Voltaïque avec des caractéristiques communes.

Leur production est totalement dépendante de données météorologiques sur lesquelles le gestionnaire de réseau n’a pas de prise. Les variabilités sont très fortes. Plus de vent l’hiver que l’été. Le Photo-Voltaïque est produit surtout l’été et seulement la journée. Au delà des saisons, les aléas sont très forts selon le climat du jour. Ceci ne correspond pas le plus souvent aux besoins immédiats.

C’est pourquoi des solutions doivent être trouvées et les recherches et analyses concernées sont largement en cours:

Mutualisation de la production.

Interconnection internationale renforcée.

Gestion des moyens de production conventionnelle (Nucléaire, Thermique, Hydraulique) pour répondre aux aléas.

STEPs développés (Réserves d’eau réalimentées pour la production d’électricité et donc pour le stockage d’énergie).

Ecrètement des Energies Renouvelables qui à certains moments peuvent être trop productrices.

Systèmes de flexibilité à développer et à mettre en place chez les consommateurs.

De quoi travailler dans les années à venir avec un rythme de développement des Energies Renouvelables qui soit optimisé, ce qui pose bien évidemment la question du 2025…

Serge Lepeltier

25/03/2015

Eau et Climat, Eau et Energie, Question Majeure pour notre Avenir

samedi 14 février 2015

Le 3 février, l’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques) a organisé un important colloque à Paris dont je présidais le comité de pilotage.

Thème « Eau et Climat: Comment se parlent scientifiques et politiques pour agir ? »

Les échanges ont été très intéressants et ont montré combien il faut tout faire pour promouvoir un dialogue renforcé entre scientifiques et élus sur le sujet eau et changement climatique, eau et énergie. Il s’agit de porter la question de l’eau dans les discussions liées au climat; évidemment concernant l’adaptation au changement climatique mais aussi pour montrer la nécessité de renforcer son atténuation.

En tant qu’élu, en tant que responsable politique, est-on bien informé pour les décisions ? Les outils sont-ils connus ?

Ce n’est pas forcément simple. Les élus sont extrêmement sollicités par leur présence dans de nombreuses réunions en relation avec la population. Ils doivent, quand ce sont des élus à des postes responsables, prendre des décisions ou acter des choix au jour le jour.

C’est pourquoi, en connaissance, ils se concentrent sur 2 ou 3 domaines, pas plus. Il est ainsi quasi-impossible pour eux d’aller au fond des dossiers d’experts. Ce sont le plus souvent leurs collaborateurs qui fournissent les éléments en synthèse, synthèse souvent très forte.

Et la vraie difficulté, c’est que les collaborateurs n’ont pas toujours en temps voulu les outils d’information. Le temps est souvent très court entre l’information et la décision à prendre. Il arrive même que les décisions prises, les outils décidés au niveau national et devant être mis en application au niveau local ne sont pas transmis ! Cela a notamment été le cas du Plan National d’Adaptation au Changement Climatique, vrai outil pour les décideurs, dont le Comité de Bassin de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne que je présidais n’a pas eu connaissance.

Il faut donc faire évoluer les outils et méthodes afin qu’ils soient plus adaptés aux besoins pour informer les décideurs. Prévoir des résumés bien sûr. Mais que ce soient de vrais synthèses explicatives sans être seulement le libellé de conclusions. Et qu’au delà de ce résumé, les liens soient faits dans la présentation avec les autres politiques concernées. Ainsi pour l’eau, les réglementations sont nombreuses (SDAGE, Plans Risques Inondations, Urbanisme, Déchets…).

Et je pense qu’au delà, les échanges entre décideurs et les techniciens membres des structures concernées  doivent être renforcés. Pour ma part toute ma connaissance sur les questions liées au changement climatique m’a été apportée par l’audition directe au parlement des plus grands experts et scientifiques dans ce domaine. J’ai tout appris en un temps assez court du fait de la qualité des personnes auditionnées. Et depuis tout s’est révélé exact !

Les regards croisés que nous avons eu à l’Académie de l’Eau dans un colloque franco-asiatique le 10 février n’ont fait que le confirmer. Echanges très instructifs avec l’Inde, le Japon, La Birmanie, le Vietnam…

De quoi nous motiver pour de vrais solutions aux problèmes liés à la qualité et à la quantité de l’eau, aux politiques énergétiques à mener pour limiter et à terme stopper les émissions de gaz à effet de serre.

Serge Lepeltier

14/02/2015

Meilleurs Voeux

mercredi 31 décembre 2014

Meilleurs voeux à toutes et à tous pour la nouvelle année.

Grâce à une politique énergétique innovante, que 2015 rapproche Ecologie et Economie !

Serge Lepeltier

Agir pour la Ressource en Eau

lundi 27 octobre 2014

Comme je l’ai déjà beaucoup exprimé, l’Eau, c’est la Vie. Elle est le fondement même de l’existence de la planète et des espèces aussi bien végétales qu’animales et bien sûr humaines.

Or, aussi bien la qualité que la quantité de l’eau seront de plus en plus confrontées d’une part à l’accélération du changement climatique et d’autre part à l’affaiblissement de la biodiversité dont l’eau peut être à la fois la cause et l’effet. Et on se heurte de plus à l’évolution démographique mondiale qui reste très très forte aujourd’hui.

Pour répondre à ces enjeux qui ne font que s’amplifier, le système organisationnel est essentiel. Sa mise en place par bassin comme c’est le cas en France depuis la loi sur l’eau de 1964 est à l’évidence la plus performante.

Il doit de plus mettre en relation et en participation le secteur privé et le secteur public. L’innovation sera dans l’avenir déterminante et permettra de mieux répondre aux enjeux environnementaux.

C’est pourquoi le programme « Agir pour la Ressource en Eau », lancé par la société Lyonnaise des Eaux, qui fait un appel à projets pour soutenir des solutions concrètes et durables, et dont je co-préside avec Philippe Maillard le comité stratégique, permettra d’avancer en ce sens.

Ceci pourra concerner aussi bien les domaines de l’Agriculture, de l’Industrie que les domaines liés à la gestion de l’eau par les Collectivités Terriroriales.

Serge Lepeltier

27/10/14

L’Economie Positive, un vrai concept à promouvoir

jeudi 2 octobre 2014

Le 3ème LHForum sur l’Economie Positive de Jacques Attali s’est déroulé au Havre du 24 au 26 septembre dernier.

Très grosse réussite avec environ 5500 participants et des intervenants du plus haut niveau venant de France bien sûr mais aussi d’un très grand nombre de pays du monde.

Comment définir l’Economie Positive ?

D’abord sur la notion de durée en considérant qu’une économie au service de l’intérêt général doit s’axer sur le long terme et ne pas privilégier le court terme comme beaucoup d’entreprises le font aujourd’hui en relation avec les milieux boursiers.

Autre élément majeur de l’Economie Positive: l’Altruisme qui s’oppose au pur égoïsme par un souci du bien d’autrui.

Et cet Altruisme peut fonctionner à 3 niveaux:

D’abord l’Altruisme entre les générations pour ne pas tout faire supporter aux générations futures et leur donner une perspective d’avenir.

Ensuite l’Altruisme entre les territoires pour promouvoir une solidarité qui au final les favorisera tous ensemble.

Enfin l’Altruisme entre les acteurs pour aller dans la promotion de vie de tous les êtres humains.

Ayant moi-même piloté au LHForum un atelier sur les collectivités positives, nous avons travaillé sur les actions à mener pour faire avancer l’Economie Positive dans les territoires. De quoi se dire que cela peut être un vrai concept à promouvoir dans les politiques locales.

Serge Lepeltier

02/10/14

Transition énergétique: Indispensable à la lutte contre le changement climatique

lundi 7 juillet 2014

La communication faite en conseil des ministres sur la future loi de programmation pour un nouveau modèle énergétique français apparaît pragmatique.

La future loi peut répondre aux objectifs de lutte contre le changement climatique. Ils sont clairement définis avec en particulier la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à celles de 1990.

Les évolutions envisagées dans le secteur des transports apparaissent toutefois insuffisantes eu égard aux émissions très élevées de gaz à effet de serre de ce secteur.

Les incitations et obligations envisagées dans le secteur du bâtiment (allègement fiscal, éco-prêt à taux zéro…) sont plus cohérentes et en fait indispensables pour relancer la construction et la rénovation en déperdition totale aujourd’hui. Et ceci avec l’objectif de diminution des gaz à effet de serre.

Mais le diable se situe dans les détails !

Et il conviendra d’être très vigilant sur le texte lui-même du projet de loi de programmation, sur les lois d’application et encore plus sur les applications règlementaires avec les normes qui en découlent.

Ainsi, suite au grenelle de l’environnement, le texte d’application de la règlementation thermique (RT 2012) méconnaît les objectifs sur la transition énergétique: priorité à la maîtrise  des émissions de gaz à effet de serre et soutien au développement des énergies renouvelables, notamment l’éolien et le photovoltaïque. Il aboutit à un déséquilibre en faveur des énergies plus émettrices de gaz à effet de serre et participant au déséquilibre de notre balance commerciale.

La vigilance sera donc indispensable pour renforcer le côté positif de cette transition énergétique et aboutir à une vraie lutte contre le changement climatique.

Serge Lepeltier

07/07/14

 

Eau et Climat: Un Enjeu Majeur

lundi 9 juin 2014

L’objectif des négociations internationales sur le Climat est d’aboutir, lors de la Conférence des Parties (Cop 21) à Paris fin 2015, à un nouvel accord global entre l’ensemble des pays du monde, pays développés, pays émergents, pays en développement.

Deux grands thèmes sont en permanence abordés. En premier la question de l’atténuation des gaz à effet de serre. En second la question de l’adaptation au changement climatique.

Et au sein de l’adaptation, le secteur de l’eau est le plus concerné. Or le lien entre Eau et Climat, enjeu majeur, est rarement mis en avant.

Toutefois de nombreux pays ont conscience des risques de sécheresse avec une accentuation des stress hydriques et des risques d’inondation.

Mais les conséquences du changement climatique sur la qualité de l’eau sont le plus souvent occultées. Alors qu’elles peuvent être gravissimes.

C’est pourquoi l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) a décidé d’organiser début 2015 une conférence sur les liens à renforcer entre les scientifiques de l’eau et les décideurs politiques sur cette question Eau-Climat.

J’en préside le Comité de Pilotage et l’Académie de l’Eau en tant que telle participe aux travaux de préparation du séminaire.

Serge Lepeltier

09/06/14

Présidence Académie de l’Eau: Un Honneur et une forte motivation

lundi 5 mai 2014

L’eau, c’est la vie.

Elle est à la base même de la vie sur la planète. Vie des espèces végétales, vie des espèces animales et bien sûr vie de l’espèce humaine. Notre corps est composé de 70 % d’eau, ne l’oublions pas.

C’est pourquoi l’Académie de l’Eau est une institution au cœur de l’essentiel. Les problèmes liés à l’eau sont ceux liés à la quantité et à la qualité. Que la moitié de la population du monde n’ait pas accès à une eau de bonne qualité ou à l’assainissement est le 1er Défi Mondial à surmonter.

L’Académie de l’Eau est une institution originale, en tant que centre indépendant de réflexion et de proposition pluridisciplinaire, intersectoriel et prospectif, soucieux de contribuer à améliorer la gestion des ressources et des multiples usages de l’eau, en France et à l’international.

Depuis le XVIIIème siècle des efforts considérables ont amélioré les connaissances scientifiques, techniques et technologiques ainsi que les savoir-faire, permettant un intense développement économique. Mais ce développement au XVIII°,  XIX° et en grande partie au XX° siècle s’est fait contre l’écologie. Et dans les 30 dernières années, l’écologie elle-même s’est souvent faite contre l’économie. L’objectif aujourd’hui est donc de faire l’économie avec l’écologie et, pourquoi pas, pour l’écologie.

Nous voyons aujourd’hui les limites du mode de développement qui a conduit à un épuisement progressif des ressources, à une diminution de la biodiversité et à de multiples tensions sur l’environnement, en particulier sur l’eau.

Promouvoir des formes nouvelles « d’économie verte » plus sobres et davantage respectueuses des équilibres naturels, stimuler les réflexions et les engagements collectifs cohérents avec les Droits de l’Homme dans tous les domaines de l’eau, inscrire l’action publique dans le long terme avec une démarche prospective et transdisciplinaire trop souvent absente des décisions collectives, est pour l’Académie de l’Eau une ardente obligation fidèle aux valeurs humanistes de ses fondateurs.

Il y a là matière pour une fructueuse collaboration interdisciplinaire entre représentants des sciences exactes et des sciences humaines et sociales, et aussi pour un renouvellement du dialogue de ces acteurs avec la société civile.

C’est pourquoi la présidence de l’Académie de l’Eau est pour moi à la fois un Honneur et une forte motivation.

Serge Lepeltier

05/05/14

 

 

MERCI POUR VOTRE CONFIANCE !

mardi 25 mars 2014

Vous le savez, à la fin du mois de mars, je quitterai mes fonctions de Maire de Bourges, fonctions dans lesquelles je me suis totalement investi et dont la responsabilité m’a passionné au plus au haut point.

Je tiens à remercier du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui m’ont fait confiance en me permettant d’accéder à cette fonction depuis 1995 et à trois reprises.

Je n’aurais jamais imaginé en faire autant en dix-neuf ans. Mais je n’aurais jamais imaginé qu’il en reste autant à faire.

Si j’ai décidé de ne pas me présenter aux prochaines élections municipales, c’est parce que je suis convaincu qu’un renouvellement peut être bénéfique et qu’une nouvelle dynamique peut naître.

Je reste cependant profondément attaché à Bourges et à ses habitants. Mon engagement personnel au service de l’intérêt général se poursuivra sous d’autres formes. Je pense continuer à être utile à ma ville.

Bourges est au cœur de ma vie. J’ai confiance en son avenir.

A toutes celle et tous ceux qui m’ont accompagné tout au long de ces années, je dis un grand MERCI.

Merci également aux Berruyères et aux Berruyers pour tout ce qu’ils m’ont apporté.

Encore merci pour votre confiance !

Serge LEPELTIER

17-03-2014